samedi 31 mars 2012

Conseil municipal: budget 2012

Dans une économie bousculée par la crise, les Vannetais étaient en droit d’attendre un engagement plus soutenu et plus audacieux d’autant plus que les marges de manœuvre budgétaires de la ville ne sont pas exploitées à bon escient confirmant ainsi l’analyse des orientations budgétaires de février dernier. Nicolas LE QUINTREC a critiqué un budget sans relief.

Investissement :
« Sur les 19 M€ d’investissement, la part réelle de la ville de Vannes est de 12,5 M€. Nous restons dans les mêmes proportions que 2011 qui s’inscrivaient déjà dans un continuum d’investissement à la baisse de l’ordre de 3 à 4 M€ par an. Cela se traduit par des dépenses d’investissement inférieures d’au moins 900 000 € par rapport aux villes comparables à la nôtre.

Le reste est financé par d’autres collectivités, par exemple : la communauté d’agglomération qui finance à 100 % l’aménagement de la rue Joseph Le Brix pour un total de 1,4 M€. Il en va de même pour les Jardins familiaux de Cliscouët bien que présentés aux orientations budgétaires de février dernier ils ont disparu du budget ?

En matière de financement, 50 % des 12 M€ sont assurés par des ressources propres pour un total de 5,7 M€. Pour le reste la municipalité envisage un emprunt à hauteur de 7 M€. Nous pouvons légitiment penser que la moitié suffira puisqu’habituellement elle ne réalise que 65 % de la prévision budgétaire.

La part de Vannes en nouveaux crédits c’est à dire hors obligations annuelles d’entretien et de réparation se répartit principalement :
- Pour la Culture : 85 % entre la médiathèque et Limur
- Pour Sports Jeunesse : 73 % pour le complexe de Perenno et le Foso
- Pour le Social : 67 % pour l’extension du centre social de Kercado, investissement déjà inscrit au budget 2011 et reporté en 2012.
- Pour l’Economie : 68 % pour la rénovation du Chorus annoncée il y a déjà 2 ans.
- Pour les Services généraux : 56 % pour la toiture de l’Hôtel de ville

Le programme d’investissement n’est pas très ambitieux !

Il est bien difficile de s’enthousiasmer sur une absence de lisibilité à moyen terme. En refusant de présenter un plan pluriannuel d’investissement (PPI), il est impossible de jauger le financement du tunnel de Kerino alors que l’accès et le coût du crédit sont plus contraints et qu’en parallèle les dotations d’Etat ne cessent de se réduire avec pour conséquence la perte d’environ un demi million d’€uro en 3 ans.

Dette :
L’encours de dette par habitant reste favorable. Néanmoins, il diminue de 50 % en 1 an passant de 336 € à 177 € / habitant. Cet état aurait mérité des explications d’autant plus que les investissements sont à la baisse depuis 3 ans.

Fonctionnement :
Le taux de compression des dépenses de fonctionnement est toujours de 30 %. Cette rigueur budgétaire affecte tout d’abord le personnel. De Budget prévisionnel à budget prévisionnel, nous restons sur la même masse salariale. L’évolution de 0,61 % ne représente même pas l’effet GVT et encore moins l’évolution mécanique annuelle des revalorisations salariales. D’ailleurs, en appliquant la même base de dépenses réelles de fonctionnement de la strate, le taux des dépenses de personnel ne serait pas de 58 % mais de 40 %.

Nous mesurons également l’effet des départs des différents directeurs qui à la retraite, qui dans d’autres collectivités plus enclines à reconnaître leurs compétences, qui poussés vers la sortie même si le Maire refuse de le reconnaître. Nous mesurons également l’économie réalisée par Vannes à la suite du départ du « Fils de votre prédécesseur » (70 K€).

Par ailleurs, l’évolution marquante de ce budget résulte principalement du théâtre Anne de Bretagne (TAB). En dépenses, nous enregistrons près de 1,3 M€. Toutefois, il faut relativiser cet impact budgétaire. Avec les recettes cumulées de la billetterie, de la location du Palais des arts et du remboursement des frais généraux, nous couvrons la dépense.

Vannes semble être la seule ville de France sans nouveaux besoins alors que la croissance démographique ne se dément pas depuis 40 ans. Nous sommes confrontés comme d’autres au vieillissement de la population, au développement du temps de travail atypique qui bouscule l’organisation de l’offre liée à la petite enfance, à la diversification des modes d’accompagnement et d’intégration des personnes handicapées, etc ... L’offre de services ne suit pas les besoins.(…)

Au plan de la sécurité, nous attendons toujours la mise en place d’une réelle politique de sécurité et de tranquillité publique. Les effectifs de la police municipale sont insuffisant pour une ville de la taille de Vannes et, surtout, au regard des besoins de tous les quartiers. La carence en personnel est estimée à 5 agents. Si le projet de casino devient réalité, il nous faudra répondre à une mission supplémentaire. La question des effectifs se posera à nouveau.

Les fonctions aménagement urbain et économie poursuivent leur baisse. Vu l’état du mobilier urbain fort dégradé, vu l’impact d’une ville sale, la municipalité a-t-elle pris les dispositions nécessaires pour garantir le renouvellement du label des 4 fleurs ?



samedi 10 mars 2012

Centre ville

Point du vue de Nicolas Le Quintrec diffusé par Ouest France à l’occasion de la réunion de quartier du 12 mars.

Le cœur de Vannes subit depuis longtemps les effets négatifs d’un aménagement urbain et commercial incohérent illustré, d’une part, par l’externalisation des services, des administrations et des entreprises de divertissement et, d’autre part, par l’impitoyable concurrence économique de la périphérie.

Il importe d’engager une réelle mutation en faveur d’un centre ville accessible et attractif :

- Un cœur de ville accessible pour tous : la majorité municipale a pris conscience trop tardivement de l’intérêt du transport collectif. Le projet d’aménagement de la rue J. Le Brix qui date d’une vingtaine d’année doit trouver son prolongement avec la réorganisation complète des déplacements du secteur de l’Hôtel de ville, de la rue Thiers et de la place Gambetta. L’irrigation du centre passe également par l’ouverture de parkings relais aux entrées de ville et en amont du centre, par des efforts d’aménagements supplémentaires en faveur de l’usage du vélo et de la marche à pied. Cet ensemble d’orientations est à relier au PDU. Un centre ville accessible et vivant s’est aussi une politique soutenue en matière de logement social public et privé pour favoriser la mixité et l’équilibre générationnel.

- Un cœur de ville attractif où il fait bon commercer, habiter, se promener, se divertir exige une approche globale et concertée. Les besoins et les axes d’interventions sont multiples. Cela passe par la diversité de l’offre commerciale et de services de proximité, par la réhabilitation du patrimoine via un ambitieux programme de rénovation des monuments et des façades notamment celles des maisons en pan de bois. Cela passe également par des projets artistiques et culturels, par l’animation des quartiers limitrophes de l’intra-muros et par la valorisation de l’espace public notamment les places M. Marchais et des Lices, le jardin de Limur et le parc du Palais des arts.

La municipalité doit aussi tirer toutes les leçons de ses erreurs de pilotage des grands projets comme ceux de Nouvelle Coutume ou place Nazareth. Au vu des enjeux et de leur complexité de mise en œuvre, elle n’a plus le droit de se contenter du service minimum.

mercredi 7 mars 2012

Journée internationale des droits des femmes



A l’occasion de cette journée, la Gauche Vannetaise réitère sa demande auprès du maire d’engager l’adhésion de la ville de Vannes à la charte européenne pour l’égalité des hommes et des femmes dans la vie locale

Monsieur le Maire,

Trente-cinq ans après l’instauration de la Journée internationale des droits des femmes par l’ONU, l’égalité entre les femmes et les hommes n’est toujours pas effective. Dans le respect des valeurs républicaines, nous devons donc collectivement agir afin que cessent des discriminations inacceptables.

Même si la France a connu de nombreuses avancées au cours des dernières décennies, de profondes inégalités demeurent, notamment dans le monde du travail, que l’on songe au plafond de verre ou aux écarts de rémunération. De surcroît, certains droits gagnés de haute lutte sont actuellement remis en cause, qu’il s’agisse de l’Interruption Volontaire de Grossesse ou de l’accès à la contraception, avec la réduction des moyens alloués aux plannings familiaux.

Dans d’autres domaines, l’égalité reste encore à conquérir, à Vannes comme ailleurs. Dans la sphère politique, l’adoption de la loi relative à la parité n’a malheureusement pas mis un terme à des pratiques d’un autre âge, certains partis nationaux préférant encore payer des amendes de plusieurs millions d’euros pour les élections législatives de cette année. La multiplication des violences conjugales, le retour des préjugés et des propos sexistes dans les écoles, ne laissent par ailleurs d’inquiéter et méritent des politiques volontaristes pour y mettre un terme.

En complément des actions initiées par des femmes et des associations locales, il vous appartient, Monsieur le Maire, à l’occasion de la journée internationale des droits des femmes du 8 mars 2012, d’engager la ville de Vannes sur le chemin de l’égalité réelle entre les femmes et les hommes en signant, comme 100.000 autres communes, la Charte européenne pour l’égalité des hommes et des femmes dans la vie locale.

mardi 6 mars 2012

Kercado : Violences dans les halls d'immeubles

A la mi-février des habitants interpellaient les élus par courrier pour que des mesures soient prises au plus vite pour endiguer les violences dans les halls d'immeubles. Après une visite des lieux le 3 mars dernier, Nicolas LE QUINTREC décide de saisir par lettre officielle les instances locales en charge de la sécurité.                                   
                            Monsieur le Maire, Ville de Vannes
                            Monsieur le Procureur de la République
                            Monsieur le Préfet du Morbihan

                                                        Vannes, le 3 mars 2012.

Objet : Immeuble place Cuxhaven Vannes / violences, trafics
                Mettre un terme à un Etat de non droit

Au regard de vos rôles respectifs en matière de sécurité et de prévention sur le territoire local et en référence à la loi du 5 mars 2007 sur laquelle repose la gouvernance locale de sécurité et de partenariat, j’attire votre attention sur la situation de l’immeuble 17 place de Cuxhaven à Vannes. Suite à un courrier des habitants, je me suis rendu ce jour sur place à leur rencontre pour entendre leur colère et leur crainte. J’ai aussi constaté les dégradations multiples des sous-sols aux étages : portes défoncées, boîtes aux lettres brulées, vitres cassées, etc …
A leur écoute, j’ai compris qu’un sentiment d’insécurité majeur et de fort désespoir s’est installé depuis 6 ans. Les locataires subissent des violences de toutes sortes : insultes, menaces, peurs, crachats, etc …
A plusieurs reprises, ils ont déposé une main courante au commissariat et ils ne comprennent toujours pas la raison pour laquelle ils ne peuvent pas déposer plainte. Ayant averti le Maire, ils n’ont toujours pas reçu de réponse de sa part. Seul, le bailleur VGH a répondu en indiquant qu’il exercerait une action de médiation auprès d’un ménage.  
Je suis certain que vous partagez l’avis de ces habitants :  « 6 ans de violences et d’insécurité, ça suffit ! »
Il est grand temps d’agir. Il n’est pas acceptable que dans cet immeuble (ou ailleurs) un Etat de non droit dicte les règles pour favoriser les trafics en tout genre. Les acteurs de ces faits sont semble-t-il connus des services de police et de justice. Malgré cela, un sentiment d’impunité les pousse à intensifier leur violence. De plus, des jeunes mineurs semblent suivre leurs pas.
Dans quelques jours, le conseil municipal va adopter le budget 2012 de la ville de Vannes et le programme annuel des CUCS. Il est encore temps de les compléter en fléchant des moyens supplémentaires vers la prévention et la médiation dans les quartiers mais aussi vers la police municipale.
Le plan départemental de prévention de la délinquance 2010/2012 préconise de réactiver l’action du CLSPD et la stratégie territoriale notamment en matière de prévention situationnelle dans les immeubles et leurs abords afin de lutter contre les trafics de drogue. A l’évidence, il reste encore beaucoup à faire.
Plus généralement, il conviendrait de mettre en place une politique de prévention globale en corrélation avec la réalité du terrain. Le renforcement de la coordination des acteurs locaux ne peut pas se concevoir uniquement sur le registre des représentations ou de grands principes. Il doit s’inscrire dans un ensemble d’actions concrètes dotées d’objectifs, de moyens, d’un calendrier de réalisation et d’une méthode d’évaluation portant sur l’efficience de l’action et pas seulement sur le chiffre.
Ces habitants ont le droit de vivre normalement. La collectivité doit intervenir. C’est pourquoi, dans le cadre de ma fonction de Conseiller municipal et de responsable de la gauche vannetaise, je vous demande de bien vouloir prendre les mesures appropriées au plus vite. Un message fort de solidarité doit être adressé à ces victimes et l’action doit sonner comme un avertissement pour toutes les autres bandes qui chercheraient à imposer leur loi par la violence et l’insécurité. 
Je reste à votre entière disposition pour tout échange sur ce dossier et je vous remercie par avance de bien vouloir me communiquer les mesures que vous comptez prendre pour mettre un terme aux actes délictueux.
Je vous prie d’agréer, Monsieur le Maire, Monsieur Le Procureur de la République, Monsieur le Préfet du Morbihan, l’expression de ma respectueuse considération.

                                                                                                              Nicolas LE QUINTREC
                                                                                                              Conseiller municipal
 


samedi 3 mars 2012

Les Aides de la Région au Pays de Vannes

Anne CAMUS, Référente du Pays de Vannes auprès du Conseil Régional de Bretagne communique les aides de la Région à Vannes et à son agglomération adoptées le 23 février 2012.

AMENAGEMENT
  • PAYS DE VANNES animation numérique touristique du territoire. : 63 150,00 €
ECONOMIE
  • L'ART GLACE A. CHARTIER, Investissement matériel : 30 000,00 €
  • Aides  à la reconstitution du cheptel ostréicole -13 entreprises : 41 000,00 €
  • GEODESIS SARL Aide au recrutement d'un VIE à LONDRES : 5 245,00 €
  • CUMA LES SAVEURS PAYSANNES  Soutien projet de création d'un atelier collectif de découpe et de transformation de viande : 43 457,00 €
  • ASS PAYS DE VANNES INITIATIVE RESEAU  accueil, accompagnement et suivi des créateurs d'entreprises 2012 : 12 000,00 €
  • NETENSIA accueil d'étudiant en stage : 9 000,00 €
  • VIP EXPANSION  Mission d’intérêt général 2012 – Ingénierie de la création d’entreprises innovantes :   95 000,00 €
  • VIP EXPANSION Création d'entreprises innovantes : 25 000,00 €
  • STE DES COURSES DE VANNES "Soutien aux investissements de modernisation de l'hippodrome" :    3 752,66 €
  • UNIVERSITE BRETAGNE SUD (UBS) : 52 480,00 €
FORMATION     
  • UBS  Formation au diplôme d'accès aux études universitaires : 28 000,00 €
EDUCATION
  • CENTRE HOSPITALIER BRETAGNE ATLANTIQUE VANNES, mobilité d'étudiants infirmiers à Madagascar, Mayotte, Pays de Galles : 12 959 €
  • CENTRE HOSPITALIER BRETAGNE ATLANTIQUE VANNES financement  de l'école de formation aux carrières paramédicales : 2 013 556,80 €
  • CENTRE DE RESSOURCES CULTURELLES CELTIQUE, aide au fonctionnement et aux activités 2012 : 15 000,00 €
  • CHAMBRE DES METIERS ET DE L’ARTISANAT DU 56 Frais pédagogiques : 3 873 847,00 €
  •  ASSOCIATION GRIMES : 80 264,00 €
  • COMITE ACADEMIQUE ENSEIGNEMENT CATHOLIQUE : 28 621,42 €
  • LP JEAN GUEHENNO : 380 320,68 €
  • LP PRIVE ND LE MENIMUR : 349 178,42 €
  • LP PRIVE ST GEORGES  : 101 546,24 €
  • LYCEE AR LESAGE : 521 589,15 €
  • LYCEE CHARLES DE GAULLE : 203 800,77 €
  • LYCEE PRIVE ST FRANCOIS XAVIER : 153 985,59 €
  • LYCEE PRIVE ST PAUL : .566 276,19 €
  • LYCEE SAINT JOSEPH : 383 400,82 €
DIVERS ENVIRONNEMENT ASSOCIATIONS
  • THEIX Etude aménagement de Brestivan :                     30 000,00 €
  • SARL CAMPING DIBEN Etude solaire thermique :        1 800,00 €
  • UNAT BRETAGNE hébergements touristiques obtention Ecolabel européen : 11 138,51 €
  • SIAGM Projet PNR Golfe du Morbihan - élaboration de la charte et relance des procédures de classement – 2012 : 125 000,00 €
CULTURE
  • ARRADON  acquisition de matériel pour "La Lucarne" : 2 080,00 €
  • PETRA NEUE Plescop édition 2012 Roue Waroch :         4 000,00 €
  • CIN ECRAN "Rencontres du Cinéma Européen à Vannes" : 11 000,00 €
SPORTS
  • ESSA CYCLO SAINT AVE Course cycliste "La Route Bretonne" : 1 500,00 €
  • Tour de Bretagne Cycliste du 25 avril au 1er mai 2012 : 85 000,00 €
  • ARCHERS DE RICHEMONT Championnats de France Tir à l'Arc :  302,74  
  • ASSOCIATION SPORTIVE COBRA Championnat du Monde de Muay Thaï : 3000,00 €
  • VANNES MENIMUR TENNIS CLUB ASSO 2012 Open Tennis : 3 500,00 €
TOURISME
  • UNAT BRETAGNE mise en place actions 2012 :         42 000.00 €
  • Hôtel Anne de Bretagne VANNES SCI 2B2M Mise aux normes sécurité incendie et accessibilité :              37 500,00 €
  • VANNES  église Saint Patern - Restauration retables : 54 000,00 €
  • VANNES Hôtel de Limur - Restauration de la cour intérieure : 40 338,00 €
RELATIONS CITOYENNES
  • ''Le long cours du Bono'' animations 2012 remise de prix littéraires : un en langue française et un en langue bretonne : 400,00 €
  • Colloque de l'Association des Médecins Conseillers de l'Education Nationale (ASCOMED) mai 2012 à Vannes santé en milieu scolaire : 1 500,00 €




lundi 27 février 2012

Développement durable : rapport annuel


Le Grenelle de l’environnement a prévu par décret la publication par chaque collectivité d’un rapport annuel en faveur du développement durable au moment du débat budgétaire. Anne CAMUS et Nicolas LE QUINTREC ont interpellé le Maire sur les insuffisances de cette politique et sur l’opération de communication qui entoure cette publication.

« Et bien voilà un rapport digne d’une agence de communication, un beau papier, de très belles photos mais fort peu d’écrits. Il y a plusieurs années la majorité avait pour slogan « tout est dans l’équilibre », on pourrait dire aujourd’hui « tout est dans le tape à l’œil ». Certes, il y a les effets d’annonces : la décision du conseil de mettre en œuvre un Plan Climat Energie Territorial (PCET) a été prise il y a deux ans ! L’Agenda 21, on en parle depuis le début du mandat. …

Ce rapport  qui devrait décrire la situation en matière de développement durable à partir des évaluations des  documents et des bilans produits par la commune sonne terriblement creux. 
Pourtant, votre  majorité avait dès 2008, par la voix de votre prédécesseur promis une évaluation de ses politiques… Promesse non tenue malgré une délégation spéciale à l’évaluation attribuée à un de nos collègues.
En réalité, Vannes n’est jamais précurseur et a toujours un train de retard, et pour cause ! L’évaluation est un acte politique or votre fonctionnement témoigne constamment de votre crainte de partager les informations avec les élus, les citoyens et vous immobilise dans l’action. Témoin, l’audit sur la police municipale que nous n’avons pu obtenir, témoin votre retard à la transmission des données concernant les contentieux en cours et j’en passe…

On ne sait même pas quels sont vos objectifs pour atteindre ceux du Grenelle qui sont la réduction de 40 % de la consommation d’énergie primaire et de 50 % des GES d’ici 2020. Alors, je ne vais pas entrer dans des considérations techniques souligner ce qui manque, ce que vous auriez pu rajouter et qui n’y figure pas…

La présentation de ce rapport était une obligation légale avec le budget primitif mais faute d’évaluation, faute de PCET et d’Agenda 21, il apparaît comme  un simple outil de marketing dont nous aimerions connaître le coût.

Quelle est la part de l’éclairage public dans le budget économie d’énergie ? Aucun graphique sur la période 2001 2012 sur la gestion énergétique des bâtiments qui reçoivent du public. 
Où en est le projet de thermographie aérienne ?
Gestion différenciée des espaces verts : bravo mais quel est le pourcentage d’achats de produits phytosanitaires, quelle évolution depuis deux mandats ?
Gestion de l’eau : Bravo pour le recyclage de l’eau d’assainissement mais la ville pompe t-elle toujours dans la nappe phréatique pour arroser ses terrains de sports ?

Combien de m2 de panneaux photovoltaïques ?
Quelle politique de déplacements domicile travail pour les salariés, quel est le bilan carbone de l’ensemble des salariés ?
Quel type d’énergie pour la flotte de véhicules mairie ? pour les serres, les batiments scolaires, les salles de sports… »

Nicolas LE QUINTREC poursuit :
« Le développement durable implique de nouveaux modes de décision et de gestion de l’action. C’est pourquoi, l’intérêt de ce rapport est d’éclairer les choix et le pilotage budgétaires.
Eclairer le budget sur 3 plans :
  • Celui de l’analyse à partir d’un diagnostic et d’une stratégie d’action et de moyens.
  • Celui du résultat, c’est à dire l’efficacité et le contrôle de l’action.
  • Celui de l’efficience des politiques publiques engagées, c’est à dire mesurer le bien produit à nos concitoyens et à la collectivité.

Cela suppose également :
  • Mettre en évidence les programmes d’intervention par engagement budgétaires.
  • Se donner les moyens d’analyser les modes d’élaboration, de mise en œuvre des politiques publiques et de leur efficience.

Pour cela, un catalogue promotionnel de bonnes intentions ne suffit pas à parler de développement durable si en face vous n’engagez pas une culture de l’évaluation tout au long de la chaîne des politiques publiques, du diagnostic à l’action, de la décision au résultat, de l’objectif initial au bien produit.
Vous dites ne pas avoir d’indicateurs suffisants. Mais avez-vous réellement doté la municipalité d’une « Mission d’évaluation » ? Je ne trouve aucune trace d’affectation budgétaire.
Je vous informe que depuis le décret du 18.11.1998, il existe un Conseil national de l’évaluation.
Depuis 1999, il existe la Société Française de l’évaluation dont le rôle consiste justement à aider les Collectivités à promouvoir l’évaluation.
Et puis, il y a le Centre National de la Fonction Publique Territoriale. »
 





samedi 25 février 2012

Vannes : Port propre


 

« Enfin ! » C’est par ce mot qu’Anne Camus a pris la parole en conseil municipal à la lecture de la délibération relative aux « Ports propres ». 
Elle poursuit :

« Une prise de conscience de la nécessité de participer à une gestion environnementale du port.
Diagnostic, information, sensibilisation des plaisanciers et du public aux règles de base concernant les rejets et la protection de l'environnement. Une étude bien subventionnée et qui n’en doutons pas sera exhaustive et de surcroît que nous pourrons facilement obtenir...

Tout y est, enfin presque… Encore une ombre cependant la démarche étant initiée pour les ports de plaisance, qu’en sera t-il du port touristique ? 

Lorsque je parle des eaux noires et grises des bateaux, je ne vise pas le petit bateau de plaisance, j’évoque les eaux usées des navires à passagers qui n’ont toujours pas de réceptacles. Où vidangent ils  leurs matières fécales et leurs eaux de vaisselle ? Idem pour les déchets compostables des cuisines, où les  rejettent-ils ? Ce n’est pas la première fois que je vous pose ces questions.

Vannes contribue au million de passagers qui fréquentent le Golfe du Morbihan sur les vedettes touristiques.  Les eaux noires de ces navires représentent l’équivalent des rejets d’une station d’épuration comprise entre 1200 et 1500 équivalents habitants sur 100 jours/an…

Quelles actions allez vous mener pour assurer le développement durable du port touristique et du port de commerce ? »