Mauvais coups pour Vannes
Au moment où le territoire peine à sortir de la crise, l’agglomération Vannetaise continue de subir les mauvais coups. La série de fermetures d’entreprises et de services publics se poursuit.
Après la disparition de Paroles et musiques et de la Maison de la presse, après la délocalisation de Kelt marine et la future externalisation de la CPAM et de l’URSAFF en périphérie, après la réduction de la présence des services de l’Etat sur le territoire (RGPP), après le transfert du Pôle instruction du Tribunal de Grande Instance vers Lorient et la fermeture de l’école de police, nous enregistrons cet été la disparition de Saupiquet ainsi que celle de la prison prévue pour 2014.
Mauvaises nouvelles pour les Vannetais
Alors que la majorité municipale ne cesse de répéter que la revalorisation des loyers HLM liée à la réhabilitation des logements sera compensée par les économies d’énergie induites par les travaux d’isolation, nous apprenons en août que le gouvernement approuve la hausse des tarifs de l’électricité de 3,4 % en moyenne, hausse qui se conjugue à celle du prix du gaz.
De plus, la commission de régulation de l’énergie annonce une moyenne d’augmentation annuelle de 3,5 % pour les années à venir. C’est un mauvais coup porté au pouvoir d’achat des familles et des entreprises d’autant moins justifié que les dividendes des actionnaires EDF ont progressé de 55 % ces dernières années.
Mauvaise donne pour la culture et le sport
La réforme territoriale engagée par le gouvernement inquiète autant à Droite qu’à Gauche. Elle remet en cause les principes de la décentralisation et manque totalement de clarté et d’ambition.
Le dernier stratagème élaboré par l’Etat consiste à interdire l’octroi de subventions à la fois par le département et par la région pour un même projet. C’est tout le secteur culturel et sportif qui est menacé. Car, concrètement, cela veut dire que les Collectivités territoriales ne pourront plus soutenir les associations et les clubs.
Mauvais temps pour les retraites
Rappeler notre solidarité au monde du travail passe par un engagement sans faille en faveur du régime de retraite par répartition. Nous ne pouvons pas accepter les stratégies plus ou moins sournoises de capitalisation qui alimentent la spéculation financière.
Repousser l’âge de départ à la retraite à 62 ou 63 ans ne résoudra rien. D’ailleurs, plus de 50 % des personnes de 57 à 60 ans ne travaillent pas et, en même temps, les jeunes de moins de 30 ans peinent à entrer sur le marché de l’emploi. Il convient d’imaginer d’autres mesures plus justes socialement et économiquement comme l’élargissement de l’assiette des cotisations aux revenus financiers.
Tous ces mauvais coups découlent d'une même logique : dégradation des services publics, retour à la centralisation, mépris à l'égard des citoyens et des territoires.
La bienveillance du Maire au regard de ces décisions gouvernementales est contraire à l’intérêt général. Il devrait plutôt organiser la résistance face à ces fermetures et rassembler les forces vives locales autour d’un plan de développement stratégique et économique de l’agglomération Vannetaise.
lundi 30 août 2010
vendredi 27 août 2010
Réunion municipale à Kercado . N. Le Quintrec écrit au Maire
Vannes, le 26 août 2010.
Monsieur le Maire
Hôtel de ville
Place Maurice Marchais
56 000 VANNES
Monsieur,
Depuis plusieurs mois, nous observons une plus grande opacité en matière de gestion des affaires municipales. Vous écartez systématiquement les élus municipaux de la Gauche Vannetaise. Lors du dernier Conseil municipal, nous vous avons interpellé à ce propos. Mais, force est de constater que vous vous en moquez.
Avez-vous peur, à ce point, de l’opposition municipale ?
En ce qui concerne la situation de Kercado, nous prenons acte avec satisfaction de l’initiative de la rencontre de ce jour. Mais, comme pour le Clos vert, il vous faut un acte criminel pour qu’enfin vous preniez la mesure d’une réaction. La municipalité ne peut plus rester au stade des bonnes intentions. Il faut agir !
Et pourtant, ce n’est pas la première fois que nous soulignons la faiblesse des moyens et des dispositifs de prévention, de médiation, de répression, d’animation et d’insertion dans ce quartier et dans bien d’autres. A chaque fois, vous répondez par le mépris.
Dernièrement (en juillet dernier), nous vous avons adressé un courrier qui vous alertait justement sur la situation de ce secteur de quartier à savoir le Centre commercial et Armorique. En relais de certains habitants, nous vous avons dit combien l’exaspération était forte. Vous avez ignoré notre démarche qui pourtant se voulait constructive.
Certes, les professionnels du Centre social et les associations du quartier oeuvrent au mieux de leurs possibilités actuelles. Mais, si vous voulez vraiment éradiquer le sentiment d’insécurité, lutter contre les actes de délinquance, éviter les récidives, valoriser le potentiel créatif des habitants et en particulier des jeunes, ou plus généralement améliorer le vivre ensemble, vous n' y parviendrez qu’en mobilisant l’ensemble des acteurs locaux et ceci dans la plus grande transparence et sur la base d’un réel débat public contradictoire. Il vous appartient tout simplement de faire vivre la démocratie locale.
Dans l’espoir d’une réelle ouverture de votre part sur de tels enjeux, je vous prie de croire, Monsieur le Maire, à mes respectueuses salutations.
Nicolas LE QUINTREC
Conseiller municipal
Monsieur le Maire
Hôtel de ville
Place Maurice Marchais
56 000 VANNES
Monsieur,
Depuis plusieurs mois, nous observons une plus grande opacité en matière de gestion des affaires municipales. Vous écartez systématiquement les élus municipaux de la Gauche Vannetaise. Lors du dernier Conseil municipal, nous vous avons interpellé à ce propos. Mais, force est de constater que vous vous en moquez.
Avez-vous peur, à ce point, de l’opposition municipale ?
En ce qui concerne la situation de Kercado, nous prenons acte avec satisfaction de l’initiative de la rencontre de ce jour. Mais, comme pour le Clos vert, il vous faut un acte criminel pour qu’enfin vous preniez la mesure d’une réaction. La municipalité ne peut plus rester au stade des bonnes intentions. Il faut agir !
Et pourtant, ce n’est pas la première fois que nous soulignons la faiblesse des moyens et des dispositifs de prévention, de médiation, de répression, d’animation et d’insertion dans ce quartier et dans bien d’autres. A chaque fois, vous répondez par le mépris.
Dernièrement (en juillet dernier), nous vous avons adressé un courrier qui vous alertait justement sur la situation de ce secteur de quartier à savoir le Centre commercial et Armorique. En relais de certains habitants, nous vous avons dit combien l’exaspération était forte. Vous avez ignoré notre démarche qui pourtant se voulait constructive.
Certes, les professionnels du Centre social et les associations du quartier oeuvrent au mieux de leurs possibilités actuelles. Mais, si vous voulez vraiment éradiquer le sentiment d’insécurité, lutter contre les actes de délinquance, éviter les récidives, valoriser le potentiel créatif des habitants et en particulier des jeunes, ou plus généralement améliorer le vivre ensemble, vous n' y parviendrez qu’en mobilisant l’ensemble des acteurs locaux et ceci dans la plus grande transparence et sur la base d’un réel débat public contradictoire. Il vous appartient tout simplement de faire vivre la démocratie locale.
Dans l’espoir d’une réelle ouverture de votre part sur de tels enjeux, je vous prie de croire, Monsieur le Maire, à mes respectueuses salutations.
Nicolas LE QUINTREC
Conseiller municipal
mardi 27 juillet 2010
Fermeture de la Maison d’arrêt de Vannes
Nicolas LE QUINTREC réagit à la fermeture annoncée de la Maison d’arrêt de Vannes.
« C’est encore un service public de moins sur le Pays Vannetais.
Certes, l’établissement pénitentiaire n’était pas tout
jeune. L’état de vétusté est connu. Le maintien d’une activité de ce type dans des conditions de sécurité optimales n’était sans doute plus de mise.
Cependant, il est inconcevable d’imaginer le département du Morbihan disposant d’un seul établissement, c’est à dire la maison d’arrêt de Ploëmeur. D’ailleurs, comment imaginer la disparition pure et simple d’un tel établissement alors que l’agglomération vannetaise ne cesse de se développer ? N’oublions pas que le tribunal de grande instance, les cours d’assise et correctionnelle sont basés à Vannes.
Cette décision relève certainement d’un plan de rationalisation des moyens. Là où le gouvernement pense faire des économies, nous aurons à faire face à des coûts induits qui pèseront lourdement au niveau local.
Tout d’abord, je ne crois pas qu’en supprimant les maisons d’arrêt de taille moyenne (une centaine de places), nous renforcerons la lutte contre la récidive. Comment imaginer une meilleure réinsertion des primo-délinquants dans des centrales de 300 places et plus ? Comment soutenir les familles qui seront obligées de se déplacer à plus de 100 Km pour rendre visite au détenu ? Ces éloignements s’ajoutent à ceux des avocats. Par ailleurs, avons-nous mesuré le coût de la sécurité des déplacements de détenus lors de la présentation au juge d’instruction, ou devant la cour d’assise ou correctionnelle ?
Par ailleurs, un lieu de détention, c’est aussi un acteur économique et social du territoire local. Outre le personnel de surveillance et leurs familles intégrées localement, il existe une multitude de métiers (enseignants, travailleurs sociaux, personnel sanitaire …), et des réseaux d’activités avec le monde professionnel (entreprises, AFPA …). La disparition de la maison d’arrêt serait un coup dur au fonctionnement d’une agglomération dont le SCOT prévoit une forte augmentation de sa population.
La Gauche Vannetaise dénonce avec force cette décision injuste et pénalisante pour Vannes et plus généralement pour le Morbihan. »
« C’est encore un service public de moins sur le Pays Vannetais.
Certes, l’établissement pénitentiaire n’était pas tout
jeune. L’état de vétusté est connu. Le maintien d’une activité de ce type dans des conditions de sécurité optimales n’était sans doute plus de mise.Cependant, il est inconcevable d’imaginer le département du Morbihan disposant d’un seul établissement, c’est à dire la maison d’arrêt de Ploëmeur. D’ailleurs, comment imaginer la disparition pure et simple d’un tel établissement alors que l’agglomération vannetaise ne cesse de se développer ? N’oublions pas que le tribunal de grande instance, les cours d’assise et correctionnelle sont basés à Vannes.
Cette décision relève certainement d’un plan de rationalisation des moyens. Là où le gouvernement pense faire des économies, nous aurons à faire face à des coûts induits qui pèseront lourdement au niveau local.
Tout d’abord, je ne crois pas qu’en supprimant les maisons d’arrêt de taille moyenne (une centaine de places), nous renforcerons la lutte contre la récidive. Comment imaginer une meilleure réinsertion des primo-délinquants dans des centrales de 300 places et plus ? Comment soutenir les familles qui seront obligées de se déplacer à plus de 100 Km pour rendre visite au détenu ? Ces éloignements s’ajoutent à ceux des avocats. Par ailleurs, avons-nous mesuré le coût de la sécurité des déplacements de détenus lors de la présentation au juge d’instruction, ou devant la cour d’assise ou correctionnelle ?
Par ailleurs, un lieu de détention, c’est aussi un acteur économique et social du territoire local. Outre le personnel de surveillance et leurs familles intégrées localement, il existe une multitude de métiers (enseignants, travailleurs sociaux, personnel sanitaire …), et des réseaux d’activités avec le monde professionnel (entreprises, AFPA …). La disparition de la maison d’arrêt serait un coup dur au fonctionnement d’une agglomération dont le SCOT prévoit une forte augmentation de sa population.
La Gauche Vannetaise dénonce avec force cette décision injuste et pénalisante pour Vannes et plus généralement pour le Morbihan. »
lundi 19 juillet 2010
Enquête publique Parc Naturel Régional Golfe du Morbihan
Avis du groupe des élus municipaux la Gauche Vannetaise du conseil municipal de Vannes
La Gauche Vannetaise a soutenu le projet PNR Golfe du Morbihan dès son origine, notamment, par l’implication de ses représentants élus au sein des conseils régionaux successifs.
La prise de conscience des enjeux à grande échelle, les modifications climatiques, la prise en compte des limites des ressources de la planètes (énergies fossiles, matières premières, eau) et des atteintes irréversibles aux écosystèmes et à la biodiversité prennent une dimension encore plus forte pour notre territoire local.
En effet, le Golfe du Morbihan est reconnu internationalement pour la richesse de son patrimoine naturel et culturel, la diversité et la richesse de son patrimoine bâti, la beauté de ses paysages.
Le projet de PNR du golfe du Morbihan, ce sont 75 000 ha terrestres, une aire maritime de 13 000 ha « associée », 38 communes du bassin-versant du golfe, 160 000 habitants (en incluant Vannes), 35 000 ha de surface agricole et seulement 12 % du territoire classés en espaces terrestres protégés (zones NDs).
Ce territoire à l’éco-système remarquable, aux espaces maritimes composés d’îles et d’îlots, aux rias, aux presqu’îles, aux 27 000 ha de milieux humides abritant une faune et une flore rares, participe à l’image d’une Bretagne authentique et attractive.
Mais le revers de la médaille, c’est une croissance démographique qui a été multipliée par deux en 40 ans, une surface urbanisée multipliée par huit, 2 millions de touristes par an et 800 000 personnes embarquant chaque année sur les vedettes à passagers. Cette pression humaine est à l’origine de déséquilibres sociaux, économiques et environnementaux.
L’enjeu est donc de promouvoir un aménagement durable du territoire qui conjugue attractivité économique et sociale, préservation du patrimoine historique et naturel. Cela implique une vision prospective ambitieuse et une réelle volonté politique pour maîtriser le développement.
Le Golfe du Morbihan est l'un des sites français où le nombre de mesures de protection du milieu et des paysages est le plus élevé (Ramsar, Natura 2000, ZNIEFF, Espaces naturels sensibles…). L'importance des 12 000 ha de zones humides littorales à l'exceptionnelle productivité biologique lui a conféré une richesse ornithologique de valeur internationale. 20 grands types d'habitat d'intérêt communautaire y sont inscrits, dont 4 d'intérêt prioritaires.
Le projet Golfe c’est également 2 pays, 5 communautés de communes, 1 communauté d'agglomération, avec des réglementations et des schémas qui se superposent : 1 SMVM, 5 Scot (dont 4 en cours d'élaboration)
Ces nombreux dispositifs de protection du milieu naturel et des paysages, ces lois, ces schémas qui s’empilent ont montré leurs limites. L’absence de coordination et le laisser faire ont été dévastateurs pour ce territoire fragile :
- l’espace littoral de plus en plus attractif est devenu de plus en plus rare et de plus en plus cher
- des espaces naturels, des zones humides et des continuités écologiques continuent à être détruits ou morcelés
- La lente dégradation de la qualité de l’eau observée durant une dizaine d’années est le fruit des pressions combinées des activités agricoles, industrielles et des rejets domestiques
- Le mitage et l’urbanisation consomment de plus en plus d'espace, banalisant les paysages, appauvrissant la biodiversité et contribuant à la disparition de certaines espèces…
Si rien n’est fait, cette politique au fil de l’eau se poursuivra avec un rythme de consommation foncière croissant, une difficulté accrue d'accès au logement des jeunes ménages dans leur propre commune et la mise en péril des activités conchylicoles de la Petite Mer.
En proposant en 1999 , le classement de cet espace en « Parc naturel régional », l’ensemble des élus locaux et régionaux reconnaissait qu’il s’agissait d’un des plus représentatifs de notre patrimoine breton ainsi que la nécessité d’agir pour qu’il ne soit pas impacté par des dommages majeurs irréversibles.
Il y a 14 ans, ils avaient pris conscience des atouts et des menaces qui pesaient sur le Golfe du Morbihan. Le PNR apparaissait déjà comme l’outil adéquat pour enrayer le phénomène de pression foncière, harmoniser le développement, coordonner les politiques et les actions des collectivités dans l’essentiel des domaines utiles aux communes (urbanisme, qualité de l’eau, maîtrise des cadres réglementaires en matière d’environnement, gestion intégrée des zones côtières...).
Le PNR pose d’ailleurs à travers son diagnostic le principe d’évaluation de la capacité d’accueil et de développement d’un espace littoral dont le capital est directement concerné par la présence de populations et d’activités.
La politique de développement durable dans le Parc, ce sont également des actions de soutien et de valorisation des activités économiques et sociales :
- le soutien à l’agriculture durable et au développement de circuits courts de distribution
- l’incitation à l’excellence environnementale des entreprises et l’appui à de nouvelles activités
- l’obtention du label Parc, outil pertinent pour les entreprises qui choisissent d’y investir, donnant de la valeur ajoutée à leurs produits ou à leurs services et répondant aux attentes d’une population soucieuse de qualité
- l’élaboration d’une offre touristique durable respectueuse de l’environnement ou encore l’aide au maintien des services et du commerce en milieu rural.
La démarche PNR a été exemplaire de concertation, d’animation, et d’échanges pour construire un projet de territoire commun, harmonieux et durable. Elle s'inscrit dans la logique du Grenelle et de la Charte des Espaces Côtiers Bretons votée par notre assemblée régionale en 2007. Le projet PNR est soutenu par une majorité de communes (75 % des habitants sont favorables au PNR) et par l’ensemble des 28 associations de Protection du Golfe du Morbihan affiliée à la Fédération du même nom.
Le projet 2010 est un PNR de la deuxième génération, ce n’est pas une réserve mettant le territoire sous cloche mais une structure capable de synchroniser des mesures de protection sur un territoire habité vivant et fragile.
Cet outil de gestion concertée et cohérente des politiques publiques répond aux préoccupations locales et régionales : réchauffement climatique et protection de la zone côtière, partage du foncier pour habiter et vivre de son travail, économie de l'espace pour conserver un territoire vivant et dynamique.
Alors que l’image de notre région a été entachée par la marée noire de l'Erika et plus récemment par l’afflux d’algues vertes sur ses plages, le projet Golfe est une opportunité pour rappeler que la Bretagne possède 18% des espaces d'intérêt floristique et faunistique de France et que le futur PNR s’inscrit dans la dynamique de création du Parc Marin d’Iroise et du projet du Parc Rance côte d’Emeraude impulsée par la Région.
Alors que la crise financière, économique et sociale a frappé notre région avec autant de dureté qu’ailleurs, le Golfe du Morbihan constitue un des atouts majeurs du territoire local.
Le PNR, territoire de projet et d’expérimentation, présente un intérêt stratégique en matière de coordination autour d’une organisation partenariale. Nous le considérons comme un espace d’investissement des Collectivités locales et des forces vives en faveur d’un développement durable du Pays de Vannes. Il permet de penser un autre modèle de développement local innovant et soutenable.
C’est dans cet esprit que les élus de la Gauche Vannetaise se prononcent en faveur du projet PNR Golfe du Morbihan.
Vannes, le 15 juillet 2010.
La Gauche Vannetaise,
Pour les élus municipaux
Nicolas LE QUINTREC
Parti Socialiste
Claude JAHIER (Parti socialiste) Christian LE MOIGNE (Les Verts) Micheline RAKOTONIRINA
(Parti Socialiste)
Jean Pierre MOUSSET (Parti radical de gauche) Anne CAMUS (Bretagne Ecologie) Jean Jacques PAGE (Union Démocratique Bretonne)
La Gauche Vannetaise a soutenu le projet PNR Golfe du Morbihan dès son origine, notamment, par l’implication de ses représentants élus au sein des conseils régionaux successifs.
La prise de conscience des enjeux à grande échelle, les modifications climatiques, la prise en compte des limites des ressources de la planètes (énergies fossiles, matières premières, eau) et des atteintes irréversibles aux écosystèmes et à la biodiversité prennent une dimension encore plus forte pour notre territoire local.
Le projet de PNR du golfe du Morbihan, ce sont 75 000 ha terrestres, une aire maritime de 13 000 ha « associée », 38 communes du bassin-versant du golfe, 160 000 habitants (en incluant Vannes), 35 000 ha de surface agricole et seulement 12 % du territoire classés en espaces terrestres protégés (zones NDs).
Ce territoire à l’éco-système remarquable, aux espaces maritimes composés d’îles et d’îlots, aux rias, aux presqu’îles, aux 27 000 ha de milieux humides abritant une faune et une flore rares, participe à l’image d’une Bretagne authentique et attractive.
Mais le revers de la médaille, c’est une croissance démographique qui a été multipliée par deux en 40 ans, une surface urbanisée multipliée par huit, 2 millions de touristes par an et 800 000 personnes embarquant chaque année sur les vedettes à passagers. Cette pression humaine est à l’origine de déséquilibres sociaux, économiques et environnementaux.
L’enjeu est donc de promouvoir un aménagement durable du territoire qui conjugue attractivité économique et sociale, préservation du patrimoine historique et naturel. Cela implique une vision prospective ambitieuse et une réelle volonté politique pour maîtriser le développement.
Le projet Golfe c’est également 2 pays, 5 communautés de communes, 1 communauté d'agglomération, avec des réglementations et des schémas qui se superposent : 1 SMVM, 5 Scot (dont 4 en cours d'élaboration)
Ces nombreux dispositifs de protection du milieu naturel et des paysages, ces lois, ces schémas qui s’empilent ont montré leurs limites. L’absence de coordination et le laisser faire ont été dévastateurs pour ce territoire fragile :
- l’espace littoral de plus en plus attractif est devenu de plus en plus rare et de plus en plus cher
- des espaces naturels, des zones humides et des continuités écologiques continuent à être détruits ou morcelés
- Le mitage et l’urbanisation consomment de plus en plus d'espace, banalisant les paysages, appauvrissant la biodiversité et contribuant à la disparition de certaines espèces…
Si rien n’est fait, cette politique au fil de l’eau se poursuivra avec un rythme de consommation foncière croissant, une difficulté accrue d'accès au logement des jeunes ménages dans leur propre commune et la mise en péril des activités conchylicoles de la Petite Mer.
En proposant en 1999 , le classement de cet espace en « Parc naturel régional », l’ensemble des élus locaux et régionaux reconnaissait qu’il s’agissait d’un des plus représentatifs de notre patrimoine breton ainsi que la nécessité d’agir pour qu’il ne soit pas impacté par des dommages majeurs irréversibles.
Le PNR pose d’ailleurs à travers son diagnostic le principe d’évaluation de la capacité d’accueil et de développement d’un espace littoral dont le capital est directement concerné par la présence de populations et d’activités.
La politique de développement durable dans le Parc, ce sont également des actions de soutien et de valorisation des activités économiques et sociales :
- le soutien à l’agriculture durable et au développement de circuits courts de distribution
- l’incitation à l’excellence environnementale des entreprises et l’appui à de nouvelles activités
- l’obtention du label Parc, outil pertinent pour les entreprises qui choisissent d’y investir, donnant de la valeur ajoutée à leurs produits ou à leurs services et répondant aux attentes d’une population soucieuse de qualité
- l’élaboration d’une offre touristique durable respectueuse de l’environnement ou encore l’aide au maintien des services et du commerce en milieu rural.
La démarche PNR a été exemplaire de concertation, d’animation, et d’échanges pour construire un projet de territoire commun, harmonieux et durable. Elle s'inscrit dans la logique du Grenelle et de la Charte des Espaces Côtiers Bretons votée par notre assemblée régionale en 2007. Le projet PNR est soutenu par une majorité de communes (75 % des habitants sont favorables au PNR) et par l’ensemble des 28 associations de Protection du Golfe du Morbihan affiliée à la Fédération du même nom.
Le projet 2010 est un PNR de la deuxième génération, ce n’est pas une réserve mettant le territoire sous cloche mais une structure capable de synchroniser des mesures de protection sur un territoire habité vivant et fragile.
Cet outil de gestion concertée et cohérente des politiques publiques répond aux préoccupations locales et régionales : réchauffement climatique et protection de la zone côtière, partage du foncier pour habiter et vivre de son travail, économie de l'espace pour conserver un territoire vivant et dynamique.
Alors que la crise financière, économique et sociale a frappé notre région avec autant de dureté qu’ailleurs, le Golfe du Morbihan constitue un des atouts majeurs du territoire local.
Le PNR, territoire de projet et d’expérimentation, présente un intérêt stratégique en matière de coordination autour d’une organisation partenariale. Nous le considérons comme un espace d’investissement des Collectivités locales et des forces vives en faveur d’un développement durable du Pays de Vannes. Il permet de penser un autre modèle de développement local innovant et soutenable.
C’est dans cet esprit que les élus de la Gauche Vannetaise se prononcent en faveur du projet PNR Golfe du Morbihan.
Vannes, le 15 juillet 2010.
La Gauche Vannetaise,
Pour les élus municipaux
Nicolas LE QUINTREC
Parti Socialiste
Claude JAHIER (Parti socialiste) Christian LE MOIGNE (Les Verts) Micheline RAKOTONIRINA
(Parti Socialiste)
Jean Pierre MOUSSET (Parti radical de gauche) Anne CAMUS (Bretagne Ecologie) Jean Jacques PAGE (Union Démocratique Bretonne)
vendredi 16 juillet 2010
Cité d'Armorique : Nicolas Le Quintrec écrit au Maire

Vannes, le 16 juillet 2010.
Monsieur le Maire
Hôtel de Ville
Place Maurice Marchais
56 000 VANNES
Cité Armorique / Kercado
Monsieur,
Nous avons été contactés par des habitants de cette cité et, plus particulièrement, des escaliers 6, 7 et 8, au sujet d’actes d’incivilité répétitifs. Certains d’entre eux vous ont interpellé à différentes reprises depuis les dernières élections municipales. Ils ont la réelle impression de ne pas être entendus.
Les actes qui reviennent le plus souvent ciblent des dégradations d’automobiles stationnées devant les immeubles, du bruit dans et à proximité des halls ou bien encore des rodéos automobiles. Ils ne comprennent pas pourquoi le système d’éclairage est moins puissant qu’auparavant perdant ainsi sa fonction de dissuasion. Ceci est pourtant essentiel puisque la caméra de vidéosurveillance installée en amont déplace les auteurs de ces incivilités vers cette partie de la Cité.
Le degré d’exaspération est donc élevé. Vous ne pouvez plus ignorer cet état de fait. Il est grand temps de prendre les mesures appropriées et engager de réels moyens humains et financiers dans la politique des quartiers. Les objectifs sont nombreux.
La tranquillité publique et la qualité de vie dans les quartiers sont au premier rang de ces priorités.
Il vous appartient Monsieur le Maire d’initier, dans le cadre des derniers dispositifs réglementaires issus de la loi dite LOPPSI, d’élaborer une stratégie territoriale d’actions basée sur le renforcement du partenariat local (justice, police, services sociaux, associations spécialisées …).
C’est pourquoi, nous réclamons une nouvelle fois un vrai et grand débat sur les missions et les moyens d’une politique de sécurité à Vannes. Aujourd’hui, les moyens de la police municipale ne sont pas à la hauteur des besoins. Leur mission est à redéfinir.
De plus, nous nous inscrivons en faux quand vous prétendez que les services rendus aux Vannetais sont suffisants. Là encore, les moyens budgétaires votés au dernier conseil municipal ne sont pas à la hauteur. Pour rappel, nous précisons que la ville de Vannes accuse un moins disant en matière de dépenses publiques de l’ordre de 30 % par rapport aux villes équivalentes à la nôtre. Ceci signifie entre autres moins de moyens humains mobilisés pour répondre à l’ensemble des besoins.
Ainsi, nous vous suggérons notamment la mise en œuvre d’un dispositif basé sur la présence active de proximité et le lien relationnel permanent avec l’habitant. Dans ce cadre, la ville doit créer :
- Des unités de prévention et de médiation intervenant dans les différents secteurs de la ville pour réguler les comportements déviants et délinquants.
- Des « agents d’ambiance de nuit » notamment là où se retrouvent les jeunes.
- Des initiatives de type occupationnel et d’insertion en direction des jeunes.
A l’instar de ces habitants, nous attendons un geste fort de la municipalité et de votre part en direction de cette cité et, plus généralement, des quartiers Vannetais.
Je vous prie d’agréer, Monsieur le Maire, mes respectueuses salutations.
Nicolas LE QUINTREC
Conseiller municipal
Monsieur le Maire
Hôtel de Ville
Place Maurice Marchais
56 000 VANNES
Cité Armorique / Kercado
Monsieur,
Nous avons été contactés par des habitants de cette cité et, plus particulièrement, des escaliers 6, 7 et 8, au sujet d’actes d’incivilité répétitifs. Certains d’entre eux vous ont interpellé à différentes reprises depuis les dernières élections municipales. Ils ont la réelle impression de ne pas être entendus.
Les actes qui reviennent le plus souvent ciblent des dégradations d’automobiles stationnées devant les immeubles, du bruit dans et à proximité des halls ou bien encore des rodéos automobiles. Ils ne comprennent pas pourquoi le système d’éclairage est moins puissant qu’auparavant perdant ainsi sa fonction de dissuasion. Ceci est pourtant essentiel puisque la caméra de vidéosurveillance installée en amont déplace les auteurs de ces incivilités vers cette partie de la Cité.
Le degré d’exaspération est donc élevé. Vous ne pouvez plus ignorer cet état de fait. Il est grand temps de prendre les mesures appropriées et engager de réels moyens humains et financiers dans la politique des quartiers. Les objectifs sont nombreux.
La tranquillité publique et la qualité de vie dans les quartiers sont au premier rang de ces priorités.
Il vous appartient Monsieur le Maire d’initier, dans le cadre des derniers dispositifs réglementaires issus de la loi dite LOPPSI, d’élaborer une stratégie territoriale d’actions basée sur le renforcement du partenariat local (justice, police, services sociaux, associations spécialisées …).
C’est pourquoi, nous réclamons une nouvelle fois un vrai et grand débat sur les missions et les moyens d’une politique de sécurité à Vannes. Aujourd’hui, les moyens de la police municipale ne sont pas à la hauteur des besoins. Leur mission est à redéfinir.
De plus, nous nous inscrivons en faux quand vous prétendez que les services rendus aux Vannetais sont suffisants. Là encore, les moyens budgétaires votés au dernier conseil municipal ne sont pas à la hauteur. Pour rappel, nous précisons que la ville de Vannes accuse un moins disant en matière de dépenses publiques de l’ordre de 30 % par rapport aux villes équivalentes à la nôtre. Ceci signifie entre autres moins de moyens humains mobilisés pour répondre à l’ensemble des besoins.
Ainsi, nous vous suggérons notamment la mise en œuvre d’un dispositif basé sur la présence active de proximité et le lien relationnel permanent avec l’habitant. Dans ce cadre, la ville doit créer :
- Des unités de prévention et de médiation intervenant dans les différents secteurs de la ville pour réguler les comportements déviants et délinquants.
- Des « agents d’ambiance de nuit » notamment là où se retrouvent les jeunes.
- Des initiatives de type occupationnel et d’insertion en direction des jeunes.
A l’instar de ces habitants, nous attendons un geste fort de la municipalité et de votre part en direction de cette cité et, plus généralement, des quartiers Vannetais.
Je vous prie d’agréer, Monsieur le Maire, mes respectueuses salutations.
Nicolas LE QUINTREC
Conseiller municipal
mercredi 14 juillet 2010
lundi 12 juillet 2010
CM du 2 juillet : Rapport 2009 sur l’eau
Anne CAMUS présente l’avis de la Gauche Vannetaise.
"Nous savons que la ville pratique une politique incitant les abonnés au service d'eau à rechercher des économies ; par contre, nous nous interrogeons toujours sur la pertinence d’une dégressivité des tarifs, mesure sociale et de préservation des ressources. Je m’étais déjà exprimée en ce sens en 2007.
Aujourd’hui le système de facturation est injuste, plus on est gros consommateur d’eau plus le tarif est bas… Les particuliers atteignent rarement la deuxième tranche (la consommation moyenne de l’abonné vannetais est inférieure à 7 m3 par mois). Est-il équitable que les propriétaires de piscine ou qu’une entreprise, par exemple, un centre de lavage de voiture paient moins cher le m3 que l’usager célibataire ? peut-on taxer une famille de quatre personnes dans une maison avec jardin de la même manière que deux retraités dans un immeuble ?
On retrouve dans ces questions le même problème soulevé par la future redevance incitative des déchets ménagers que nous sommes obligés d’appliquer dans les années à venir. Responsabilité du gros producteur de déchets, démarche citoyenne de responsabilisation et communication pour sensibilisation.
Il serait judicieux et bien plus équitable d’appliquer aux tarifs par m3 des modalités de tarifications incitatives, par exemple une dégressivité au delà d’un certain seuil et pourquoi pas mettre en œuvre une tarification saisonnière, avec des tarifs en haute et basse saison, ce qui est rendu possible par la loi.
Certes, nous n’ignorons pas que cette mesure représente une complexité d’ évaluation et ne peut se réaliser du jour au lendemain mais notre confrère, chargé de l’évaluation pourrait sans doute nous aider à la réflexion … Aussi, nous vous proposons la mise en place d’un groupe de travail qui étudierait les différentes tarifications et leur adaptation au contexte.
Analyse du rapport sur la qualité de l’eau.
Je me suis particulièrement penchée sur la qualité des eaux brutes en amont des usines de traitement, car plus ces eaux sont polluées plus les conséquences sont dommageables pour l’homme et son environnement et plus le traitement physico-chimique est onéreux pour le contribuable. Notre rôle d’élu est de veiller à ce que ces eaux brutes ne se dégradent pas mais au contraire s’améliore. C’est d’ailleurs ce que recommande la chambre régionale des comptes dans son dernier rapport.
J’ai rapidement comparé ce rapport à celui de 2001 que j’avais conservé.
J’ai constaté qu’en 8 ans :
-la qualité bactériologique des eaux brutes de Noyalo et de la Vilaine (le
Drézet) s’est dégradée, celle des eaux du Liziec est restée « médiocre » -terme de la DDASS-.
-des pesticides variés apparaissent à Noyalo alors qu’ils étaient inexistants en 2001
-L’aluminium quasi inexistant en 2001 dans les retenues superficielles de Noyalo, du Liziec, de la Vilaine fait une apparition importante. Sur les sources de Meucon et Grand Champ, absent également en 2001, il est abondant mais ceci semblerait dû à la qualité du sous sol.
-Un fort taux de plomb inexistant en 2001 apparaît dans les eaux brutes de la Vilaine.
-Globalement sur tous les captages on peut constater une stabilisation des nitrates qui ont rarement dépassé les 40 mg et parfois certains captages (Noyalo, ) ont une moyenne nettement en dessous.
-A noter l’absence de pesticides, la bonne qualité bactériologique et le peu de nitrates sur les sources de Meucon et Grand Champ .
Ce compte rendu ne cherche pas à jeter le discrédit sur la qualité de l’eau du robinet qui après traitement est globalement de bonne qualité et respecte les paramètres de potabilité, mais à démontrer que nous devons rechercher les causes des diverses contaminations bien en amont du traitement et essayer d’y remédier. La chambre régionale des comptes le recommande d’ailleurs dans son précédent rapport.
Nous pouvons par exemple acquérir des terres dans les périmètres sensibles des captages et effectuer plus de sensibilisation et plus de contrôles.
Enfin, la recherche de l’origine des pollutions dans les eaux brutes me semble indispensable, il ne faudrait pas, par exemple que le mauvais fonctionnement des systèmes d’épuration individuels ou la dépollution de certaines stations d’épuration en amont ou encore des épandages mal contrôlés en soient l’origine...
"Nous savons que la ville pratique une politique incitant les abonnés au service d'eau à rechercher des économies ; par contre, nous nous interrogeons toujours sur la pertinence d’une dégressivité des tarifs, mesure sociale et de préservation des ressources. Je m’étais déjà exprimée en ce sens en 2007.
Aujourd’hui le système de facturation est injuste, plus on est gros consommateur d’eau plus le tarif est bas… Les particuliers atteignent rarement la deuxième tranche (la consommation moyenne de l’abonné vannetais est inférieure à 7 m3 par mois). Est-il équitable que les propriétaires de piscine ou qu’une entreprise, par exemple, un centre de lavage de voiture paient moins cher le m3 que l’usager célibataire ? peut-on taxer une famille de quatre personnes dans une maison avec jardin de la même manière que deux retraités dans un immeuble ?
On retrouve dans ces questions le même problème soulevé par la future redevance incitative des déchets ménagers que nous sommes obligés d’appliquer dans les années à venir. Responsabilité du gros producteur de déchets, démarche citoyenne de responsabilisation et communication pour sensibilisation.
Il serait judicieux et bien plus équitable d’appliquer aux tarifs par m3 des modalités de tarifications incitatives, par exemple une dégressivité au delà d’un certain seuil et pourquoi pas mettre en œuvre une tarification saisonnière, avec des tarifs en haute et basse saison, ce qui est rendu possible par la loi.
Certes, nous n’ignorons pas que cette mesure représente une complexité d’ évaluation et ne peut se réaliser du jour au lendemain mais notre confrère, chargé de l’évaluation pourrait sans doute nous aider à la réflexion … Aussi, nous vous proposons la mise en place d’un groupe de travail qui étudierait les différentes tarifications et leur adaptation au contexte.
Analyse du rapport sur la qualité de l’eau.
Je me suis particulièrement penchée sur la qualité des eaux brutes en amont des usines de traitement, car plus ces eaux sont polluées plus les conséquences sont dommageables pour l’homme et son environnement et plus le traitement physico-chimique est onéreux pour le contribuable. Notre rôle d’élu est de veiller à ce que ces eaux brutes ne se dégradent pas mais au contraire s’améliore. C’est d’ailleurs ce que recommande la chambre régionale des comptes dans son dernier rapport.
J’ai rapidement comparé ce rapport à celui de 2001 que j’avais conservé.
J’ai constaté qu’en 8 ans :
-la qualité bactériologique des eaux brutes de Noyalo et de la Vilaine (le
Drézet) s’est dégradée, celle des eaux du Liziec est restée « médiocre » -terme de la DDASS-.-des pesticides variés apparaissent à Noyalo alors qu’ils étaient inexistants en 2001
-L’aluminium quasi inexistant en 2001 dans les retenues superficielles de Noyalo, du Liziec, de la Vilaine fait une apparition importante. Sur les sources de Meucon et Grand Champ, absent également en 2001, il est abondant mais ceci semblerait dû à la qualité du sous sol.
-Un fort taux de plomb inexistant en 2001 apparaît dans les eaux brutes de la Vilaine.
-Globalement sur tous les captages on peut constater une stabilisation des nitrates qui ont rarement dépassé les 40 mg et parfois certains captages (Noyalo, ) ont une moyenne nettement en dessous.
-A noter l’absence de pesticides, la bonne qualité bactériologique et le peu de nitrates sur les sources de Meucon et Grand Champ .
Ce compte rendu ne cherche pas à jeter le discrédit sur la qualité de l’eau du robinet qui après traitement est globalement de bonne qualité et respecte les paramètres de potabilité, mais à démontrer que nous devons rechercher les causes des diverses contaminations bien en amont du traitement et essayer d’y remédier. La chambre régionale des comptes le recommande d’ailleurs dans son précédent rapport.
Nous pouvons par exemple acquérir des terres dans les périmètres sensibles des captages et effectuer plus de sensibilisation et plus de contrôles.
Enfin, la recherche de l’origine des pollutions dans les eaux brutes me semble indispensable, il ne faudrait pas, par exemple que le mauvais fonctionnement des systèmes d’épuration individuels ou la dépollution de certaines stations d’épuration en amont ou encore des épandages mal contrôlés en soient l’origine...
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