samedi 24 octobre 2009

Conseil municipal du 16 octobre. Interventions diverses

Projet d’une crèche parentale
Nicolas LE QUINTREC s’est étonné que la ville ne soutienne pas le projet d’une association vannetaise pour l’ouverture d’une crèche parentale.
Réunies en association, ces familles vannetaises ont obtenu un accord de principe de financement à hauteur de 66 % de la part de la CAF. N’ayant semble-t-il pas de réponse positive de la part de la municipalité vannetaise, elles sont amenées à solliciter les communes voisines.
Il est vraiment incompréhensible que Vannes ne puisse soutenir l’initiative de Vannetais dont le projet répond à l’intérêt général.

Projet de « mémoire de quartier »
Dans le cadre du projet de rénovation urbaine de Ménimur, une opération sur la mémoire du quartier va être engagée par les écoles.
Nous avons approuvé cette initiative qui participe au récit collectif, ciment de la cohésion sociale d’un quartier.
Toutefois, nous avons suggéré à la majorité municipale d’étendre cette pratique, avec des modalités différentes bien sur, avec les habitants à travers une dynamique d’ateliers urbains par exemple. C’est de cette façon que se construit le sens de "l’habiter", le sentiment d’appartenance et d’adhésion à un projet collectif.

Nouvelle coutume L’acquisition définitive de l’ancien « Champion » soulève la question de la dépollution du site. Autrefois, ce site était occupé par une station service générant, de fait, la présence d’hydrocarbures.
Nous avons souligné qu’au regard de la loi, c’est au vendeur de prendre en charge la dépollution du site. Par ailleurs, le Maire nous certifie qu’il n’y a pas d’autres polluants dangereux et qu’il projette de négocier une contrepartie financière par une remise sur le prix de vente.

Actualisation des barèmes des quotients familiaux
Nous constatons avec satisfaction la décision de modification du barème des quotients familiaux pour l’année 2010. Cette décision va dans le sens de nos propositions de rentrée (doc.15.09.2009).
A l’heure où de nombreuses familles vannetaises ont de plus en plus de difficultés à faire face aux dépenses de 1ère nécessité, nous demandons, que, parallèlement à cette décision, les tarifs des services municipaux ne subissent pas d’augmentation, pour permettre l’accès au plus grand nombre de personnes défavorisées.
Le Maire n’y a pas donné suite.

vendredi 23 octobre 2009

L'installation de bornes rétractables

Conseil municipal du 16 octobre 2009
Nous approuvons le principe de gestion du secteur piétonnier par des bornes rétractables, puisque nous le réclamions depuis longtemps, mais c’est insuffisant.

C’était l’occasion d’accompagner le marché d’une extension de la zone piétonne avec offre d’un service de transport type mini bus à l’intérieur de son périmètre, pour les riverains (en particulier ceux qui ne disposent pas de garage) et les visiteurs.
De même pour les horaires de livraison qu’on aurait voulu voir réduits et étendus à la place Gambetta…fortement encombrée certains jours. Place qui, selon le concours des architectes devrait, dès la construction du tunnel de Kérino, (c’est aussi pour ça que nous avons voté pour le tunnel) privilégier nettement les transports en commun et les piétons …

Nous attendons également des parkings de dissuasion efficaces, gratuits aux abords des différentes entrées du centre, accompagnés de navettes cadencées pour les visiteurs et plus particulièrement les mercredis et les samedis.

Nous notons l’investissement élevé : 550 000 euros pour 10 bornes.

Quelques questions :

* Ce prix intègre-t-il les platines de communication (totem) – les badges ou cartes électroniques distribués aux riverains ?
* Ce prix intègre-t-il des interphones ? y aura t-il un agent qui répondra aux diverses demandes et qui pourra actionner la borne ? (par exemple en cas de perte ou d’oubli d’un badge)

* Comment allez vous gérer les accès des services aux nombreuses personnes âgées du centre ville (médecins, infirmiers, kinésithérapeutes, livraisons de produits alimentaires en provenance des grandes surfaces)

Il nous a été dit en commission que des caméras seraient nécessaires pour dissuader les personnes tentées de " se glisser " ou d'entrer sans autorisation en profitant du passage d'un véhicule autorisé mais aussi pour éviter la dégradation régulière des bornes (comme à Conleau).

* Le prix intègre t-il dans les platines de communication des microcaméras ou utiliserez vous les caméras de vidéo surveillance ?

jeudi 22 octobre 2009

Ménimur, rue des Paras : Nicolas Le Quintrec écrit au maire de Vannes

Monsieur le Maire,

Lors du conseil municipal du 16 octobre 2009, nous vous avons interpellé à l’occasion du programme de rénovation urbaine de Ménimur sur la situation particulière de la rue des Paras. Situation que vous devez connaître puisque les riverains vous ont alerté sur le problème de l’insécurité liée à la circulation automobile.

Nous n’avons eu, de votre part, aucune réponse. C’est pourquoi, je vous sollicite une nouvelle fois.

Les riverains que nous avons rencontrés s’inquiètent à juste titre de l’impact des modifications apportées par le projet de rénovation urbaine. En effet, la rue des Paras est située à la limite de la zone d’intervention dénommée « Ménimur Nord » et se présente comme une longue ligne droite.

Par ailleurs, elle est parallèle aux rues Delacroix et Degas, reliant l’avenue du 4 août 1944 et la rue Cézanne, desservant ainsi les établissements scolaires (Kerniol, St Exupéry et Charles de Gaulle). Si ces voies sont aménagées d’un système de régulation de la vitesse et de la circulation (« zone 30 » ou autre) comme cela a été suggéré en commission extra-municipale du 6 octobre 2009, la rue des Paras risque de perdre son caractère de voie résidentielle et pourrait très bien devenir un axe de transit.

L’insécurité sera alors grandissante
puisqu’elle est déjà soumise à une forte densité de circulation automobile, de stationnements gênants et de vitesses excessives.

Par conséquent, nous vous invitons une nouvelle fois à prendre en compte la bonne mesure du projet de rénovation urbaine et, dès à présent, d’intégrer les enjeux connexes à votre projet voté en conseil municipal, à la fois dans le plan du financement et dans la programmation de travaux.

Je vous prie de croire, Monsieur le Maire, à nos respectueuses salutations.


La Gauche Vannetaise,

Nicolas LE QUINTREC
Conseiller municipal

mercredi 21 octobre 2009

Le programme de rénovation urbaine de Ménimur

De quoi s’agissait-il ? Le conseil municipal était invité à approuver le plan de financement du projet. Ce vote est essentiel car il détermine une fois pour toute l’engagement de la ville. Il n’y aura pas de programmation complémentaire. C’est pourquoi, nous avons exprimé une nouvelle fois les interrogations des habitants et des commerçants entendues en réunions publiques ou lors de rencontres directes sur le quartier dans l’espoir que la majorité municipale apporte des clarifications d’une part, et complète le programme d’action d’autre part. Hélas, il n’en fut rien.
Bien entendu, nous acceptons les principes de la revalorisation du centre commercial et de la réhabilitation des logements Hlm. Mais, nous ne pouvions pas approuver une délibération qui ne répond pas à tous les enjeux. C’est ainsi que Nicolas LE QUINTREC puis Claude JAHIER se sont exprimés et ont signifié l’abstention de la gauche vannetaise sur ce dossier :

« Quelques remarques :

1) Gouvernance du projet
Dans quelques jours, vous allez signer la convention avec les partenaires financeurs sur la base du projet examiné par le comité d’engagement de septembre dernier. Cette convention et donc le projet ont leur importance puisqu’ils permettent de mesurer la réalité de vos intentions.
Or, nous n’avons ni l’un ni l’autre pour jauger à la fois la pertinence des réalisations et l’adéquation des engagements financiers au regard des besoins du quartier.

Par ailleurs, je vous ai réclamé à plusieurs reprises les différents organigrammes de pilotage et d’interventions techniques sur l’ensemble de l’opération que vous aviez présenté à la va vite par diapos il y a un an en Commission extra-municipale (CEM). Là encore, il y a rétention d’information. Nous ne pouvons donc pas mesurer l’implication des partenariats et l’articulation entre les différents acteurs.

La transversalité des politiques (urbanisme, habitat, social, économique …) et des stratégies d’action sont fondamentales. C’est un des principes fondateurs des projets ANRU. Comment pouvons-nous l’évaluer sans ces documents ? Il y a un problème de transparence dans la gouvernance du projet. Pour éclairer les réflexions, j’ai d’ailleurs suggéré à la CEM lors de son installation, d’auditionner un certain nombre d’ « experts » : DDE (service Anru), DDISS (Volet social), TPV pour les transports, etc … C’est resté sans suite.

Plus préoccupant encore, qui pilote le projet ? Lors de la dernière CEM du 6 octobre, je me suis étonné d’entendre Monsieur AUGER, qui préside cette commission, nous déclarer qu’il découvrait en même temps que nous le nouveau projet du centre commercial. Le président de séance ne doit-il pas vérifier et valider les informations communiquées ?

2) L’enjeu du projet
Avant L’ANRU, les opérations menées dans les quartiers étaient segmentées et morcelées. Tout le monde s’accordait à dire qu’au bout du compte cette façon de faire n’apportait pas d’amélioration.
C’est pourquoi, l’ANRU préconise d’engager les projets de renouvellement urbain à l’échelle du quartier et de manière globale.

Pour Ménimur, votre démarche s’inscrit toujours dans la continuité de la période d’avant ANRU. Vous appelez ça « un projet atypique », l’ANRU elle, qualifie diplomatiquement votre projet de « projet urbain et commercial ».

Pour être clair, nous sommes bien loin des espérances que vous aviez fait naître en 2006, date du premier projet. Il n’y a plus de projet de quartier mais simplement une valorisation du Centre commercial et la réhabilitation du parc HLM. Pour le reste, c’est le minimum. Au mieux, vous y faites allusion sans grande conviction. A titre d’ex : La CEM de la semaine dernière, sur 2 h de réunion, nous avons eu droit à 1h 30 de centre commercial et 30 mn sur la résidentialisation.
Une fois encore, à Vannes, les choses se font à moitié.

3) la question du désenclavement du quartier
Principe majeur de l’ANRU, faut-il le rappeler.
C’est toute la question de la transversalité. Quelques exemples pour lesquels les informations sont très partielles et donc insuffisantes pour améliorer la situation, comme par exemple la sécurisation des accès, la régulation de la vitesse, l’aménagement piétonnier ou des deux roues… :
- Les entrées du quartier : les 4 accès de la rue du 4 août, le rond point de Ténenio qui dessert entre autre le pôle médical, les 2 axes de Vannes Océane,
- L’accès à Kermesquel, le passage Pompidou,
- L’accès aux zones d’activité et donc à l’emploi, vers Laroiseau avec un arrêt de bus situé au rond point Pompidou, la percée vers Vannes Est, certes, vous envisagez une nouvelle voie à hauteur de Saint Guen, mais le problème se situe après, au niveau de Bilaire qui poursuit son urbanisation

4) Centre commercial
a) Tout d’abord, pourquoi ne pas élargir le périmètre de réflexion de l’aménagement de ce cœur de quartier en y incluant le carré compris entre la route de Pontivy, la Gendarmerie, la rue Emile Jourdan et le centre commercial ? Cela permettrait de sortir en partie de cette logique de segmentation pour mieux mesurer les interactions entre, d’un côté, la démolition/reconstruction du centre commercial et, de l’autre, la construction de logements sur le parking relais actuel et l’extension du foyer Kerdonis de l’APF.

b) Vannes va-t-elle flouer les commerçants ? J’ai demandé en juin la communication de l’étude EPARECA. Là encore, demande sans suite.
- Vos services nous disent que cette étude est écartée. Pourquoi ? Serait-elle trop en faveur des commerçants?
Evaluerait-elle la valeur des fonds commerciaux nettement au-dessus de vos prévisions ?
- Pouvez-vous garantir aux commerçants propriétaires aujourd’hui de l’être à l’identique demain ?
- Avec les propositions d’indemnisation actuelles, certains estiment être perdants. L’un d’entre eux qui part en retraite estime la perte financière à hauteur de 40 K€. Quelle solution lui apportez vous ?
- la question du parking pour maintenir une clientèle extérieure est vitale à l’équilibre économique du centre. Nous n’avons toujours pas de réponse claire sur ce sujet.
- dans le projet, il est prévu aussi de regrouper les services, médiathèque et bureau de police dans le centre. Concernant la police, puisqu’il n’y a plus de police de proximité, de quel service s’agit-il ? En ce qui concerne la médiathèque, il serait plus intéressant d’imaginer à partir de la médiathèque un véritable espace culturel et artistique, plus attractif qu’une tour envisagée dans le projet initial dont la vocation n’a jamais été clarifiée et étudiée. La création d’un espace culturel de diffusion et de création participe à l’évolution de l’image du quartier, de son rayonnement, de l’apport de personnes extérieures, c'est-à-dire à plus mixité. Et c’est un atout majeur pour les commerces du centre commercial.
Cet équipement viendrait compléter l’offre socio-culturelle existante.

5) Démolition – reconstruction
a) La Charte de relogement : lors de la présentation du projet, nous avons apporté un ensemble de propositions relatives au droit des locataires. Depuis, nous n’avons eu aucun retour. Qu’en est-il du document définitif ? Est-il réellement adressé aux personnes concernées ?

b) En ce qui concerne la démolition de la cage d’escalier du 7 rue Paul Signac, je n’en vois pas la nécessité. Il ne s’agit pas d’une logique d’ouverture ou de résidentialisation.
Vous justifiez cette démolition par le fait qu’il y a des problèmes dans les caves. Je comprends le trouble que cela provoque chez les habitants. Mais si nous devons démolir tous les collectifs qui connaissent des problèmes dans les caves, alors là, il va falloir en démolir un paquet.
Pour votre information, il y a bien longtemps que plus personne ne raisonne de cette manière.

c) Avec la démolition des N° 35, 37, la mosquée disparaît. J’ai retenu avec intérêt votre engagement à leur égard. Toutefois, le délai de réalisation du projet est serré. Par conséquent, la future mosquée est-elle prévue dans le quartier ? si oui, où exactement ? Bien entendu, cette communauté ne peut se retrouver à la rue. L’échéancier démolition et celui de l’accès dans le futur lieu sont-ils compatibles ?

6) Le volet social en complément de l’action socio-culturelle existante
C’est sans doute parce que ce volet relève du financement local qu’il apparaît comme le parent pauvre du projet.
Certes, vous respectez l’obligation de l’ANRU en ce qui concerne les 5 % d’insertion bien que là encore, nous n’avons jamais eu de retour sur les propositions que nous vous avons faites lors du projet de la charte d’insertion présentées en CEM.
Au regard de l’enjeu, chômage, précarité, exclusion, il y avait tout lieu de compléter votre action en adoptant le dispositif des 10 % de création d’emplois conjugué à la GUP. Ces emplois répondaient à des besoins exprimés en réunion publique et en CEM, à savoir :
- le secteur de la prévention et de la médiation,
- le secteur de la sécurité et de l’entretien de l’espace commercial,
Ces leviers pouvant être optimisés par l’installation :
- d’une annexe de la Mission locale et pourquoi pas du pôle emploi.
- d’un soutien à la création d’entreprises dans le cadre de l’insertion par l’économie

Vous nous avez annoncé, brièvement, la création d’un comité technique partenarial pour l’accompagnement des relogements. Très bien.
Mais c’est nettement insuffisant pour définir un projet social à l’échelle du quartier qui réponde aux questions de l’emploi, de l’insertion, de la mobilité, de l’intergénérationnel, de la délinquance, de la déviance, voire de certaines pathologies, de la parentalité, de la médiation de proximité … Quelle coordination des interventions entre les dispositifs étatiques d’une part et les aides sociales et l’action sociale d’autre part ? Quelle articulation avec les services de la justice, du soin, de l’éducation … ?
De tout cela, nous n’en avons pas entendu parler, même pas une analyse fine de la situation sociale qui permettrait de dresser ces stratégies partenariales d’accompagnement.

Il y aurait encore beaucoup à dire. Je pense notamment à la réhabilitation des logements. Je vous entend souvent stigmatiser les pratiques habitantes des locataires, et bien, il aurait été souhaitable que VGH nous présente un cahier des charges précis de leur intervention sur le bâti bien sur, mais aussi sur les moyens qu’elle compte déployer pour aider les familles à améliorer, voire changer, leur pratiques habitantes si celles-ci sont défaillantes.

Pour paraphraser un de vos confrères député maire UMP, Monsieur CARDO, dont la compétence en matière de politique de la ville est reconnue, il ne sert à rien d’améliorer l’urbain et le bâti pour assurer une qualité de vie aux habitants et réduire les inégalités s’il n’y a pas de projet social ambitieux et à la hauteur des enjeux. » (Nicolas Le Quintrec)

« Vous nous demandez d’approuver un projet dont nous savons peu de choses, et ce n’est pas la commission extra municipale du 6 octobre dernier qui a pu nous éclairer.
Nous avons fait connaissance avec le cabinet ARCAU qui nous a présenté des projets possibles d’amélioration de déplacements et de « création » d’un nouveau cœur de quartier, sans que rien ne soit vraiment défini. Comme cela nous a été dit : « c’est à l’étude, nous réfléchissons… » C’est d’autant plus flou que les suggestions faites par le cabinet ARCAU n’ont pas grand-chose à voir avec les projets précédents pour lesquels nous avions émis des avis.
En fait, quand on parle de rénovation du quartier de Ménimur, de quel quartier est il question ? Ce projet de rénovation urbaine ne semble concerner que quelques ilots HLM et l’actuel centre commercial. Pourquoi ne pas avoir orienté ce projet dans un projet global de quartier, de ville voire d’agglomération, Saint Avé n’est pas loin ! Les habitants du quartier situés hors périmètre se sentent oubliés et craignent que leurs rues qui ne seront pas concernées par le plan d’amélioration des déplacements ne deviennent des voies de détournement des véhicules, je pense notamment à la rue des Paras.
Beaucoup de questions demeurent :
Les commerçants du Centre commercial sont inquiets pour leur devenir et attendent des assurances.
Les aménagements du quartier pavillonnaire ne figurent pas dans le projet, quels seront les liens avec cette rénovation ? Comment seront intégrés au projet le foyer des Jeunes Travailleurs, la résidence pour personnes âgées ? Quelle prise en compte des liens intergénérationnels très importants dans la vie d’un quartier ?
Nous n’avons perçu aucune relation entre Vannes Golfe Habitat qui a déjà sa propre équipe et le cabinet ARCAU. Comment les 2 projets vont-ils cohabiter, quels liens entre eux ?
Quelle sera l’intégration de la « Foncière Logement » chargée de la construction des immeubles en « cœur de quartier » avec le projet ARCAU ? Quel type d’habitat est prévu, quels types de logements ? Comment est envisagée la mixité, des petits logements pour célibataires ou personnes âgées, des T4, T5 pour des familles, des logements pour personnes en situation de handicap ? Il serait intéressant de connaître comment est prévu le brassage des populations. Nous n’avons pas pu avoir de réponses non plus quant à la hauteur des immeubles ni sur le nombre exact de logements : 150 à 200, c’est vague ! Les habitants aimeraient savoir. Ces précisions seraient importantes également pour les écoles qui doivent connaitre les effectifs futurs pour préserver leurs classes au cours de la réunion du mois de juin, la directrice de l’école Jean Moulin faisait part de son inquiétude avec le départ d’enfants dont les immeubles doivent être démolis.
Quel est dans le cadre des réhabilitations et constructions des immeubles HLM, l’engagement de Vannes Golfe Habitat pour le développement durable, des exigences de performance énergétique dans le cahier des charges ? Cela aurait pu être l’occasion d’envisager de nouvelles sources d’énergie, pour la production d’eau chaude par exemple.
Beaucoup de questions pour lesquelles nous aimerions avoir des réponses pour pouvoir nous engager.
Vous comprendrez donc que devant autant d’imprécisions, il ne nous est pas possible de voter ce projet, nous nous abstiendrons. » (Claude Jahier)

Puis, au sujet de l’aménagement de l’espace face au centre Henri Matisse, Claude Jahier souligne l’absence de réflexion approfondie.
« La séparation de ce bordereau avec le n°6 illustre l’approche morcelée décrite précédemment. Qu’il y ait 2 délibérations distinctes pourquoi pas. Mais, il aurait été tout aussi simple de l’inscrire en septième point.

Nous nous sommes déjà exprimés sur l’approche globale. Cependant, l’une des particularités de Ménimur-centre ce sont ses espaces libres. J’entends bien l’idée de la densification mais s’il y avait un espace à réfléchir c’est bien celui-là. On ne saura jamais si une fonction loisirs, détente, de vie sociale n’aurait pas été plus judicieuse du fait de la présence de la piscine, du centre social, des ateliers artistiques, de la piste de prévention routière, de la crèche.
De cette hypothèse ou d’autres, il n ‘y a jamais eu de débat. C’est pourquoi nous voterons l’abstention. »

lundi 19 octobre 2009

Communiqué de presse d'Odette Herviaux : "Ecole de police de Vannes : il est temps que l’Etat assume ses responsabilités"

"Alors que la fermeture de l’école de police de Vannes sera effective au cours de l’été 2010, Odette Herviaux rappelle son opposition à cette décision, prise par le Gouvernement dans le cadre de la révision générale des politiques publiques qui programme de façon inacceptable la diminution de l’effectif des policiers et la création d’emplois dans la sécurité privée. Elle tient par ailleurs à dénoncer le comportement du Gouvernement qui multiplie les annonces contradictoires sur ce dossier, sans informer en priorité les personnels concernés.


Le 13 janvier dernier, elle était déjà intervenue lors de la séance des questions orales sans que le Gouvernement ne lui ait apporté de réponse concrète, ni sur l’avenir du site, ni sur celui des personnels. Elle avait dans le même temps adressé un courrier au ministère de l’Intérieur, lui aussi resté sans suite. Le 3 août, elle avait également manifesté son vif désaccord avec la remise en cause soudaine du recrutement des cadets de la République alors que le Gouvernement s’était pourtant engagé à faire en sorte que l’école de Vannes ne soit pas concernée par les mesures mises en œuvre en 2009.


Odette Herviaux appelle donc l’ensemble des élus concernés à intervenir pour tenter de faire comprendre au Gouvernement l’importance de maintenir des locaux de formation adaptés à la formation continue des policiers. Elle réclame par ailleurs que l’État informe dans les meilleurs délais tous les personnels concernés sur les modalités et le calendrier à venir."

dimanche 18 octobre 2009

La fermeture de l'école de police

Le 14 novembre 2008, la gauche vannetaise adressait un courrier à Madame la Ministre de l’Intérieur pour souligner combien les Vannetais étaient attachés au maintien de l’école de police à Vannes, alors que de son côté le député-maire restait silencieux.

Hélas, cette initiative n’a pas suffi à éviter le pire.

Nicolas LE QUINTREC a tenu exprimer l’amertume de la gauche vannetaise lors du conseil municipal du vendredi 16 octobre :

« La fermeture de l’école de police est un gâchis parce qu’elle signifie :
- La disparition d’une institution de la République, dont l’intégration dans un quartier en zone urbaine sensible était une réussite. Exemplaire !
- Parce qu’au moment où le pays de Vannes, comme d’autres, souffre de la crise, l’Etat aurait pu suspendre le démantèlement des services publics.

Monsieur le député-maire, je ne sais si tout a été tenté pour sauver cette école. Mais la collectivité doit se mobiliser à 200 % pour accompagner le personnel (et leur famille), en particulier le personnel technique dont la mobilité professionnelle est moins évidente.

Par ailleurs, la ville ne doit pas subir de double peine. Nous attendons donc de votre part des initiatives fortes pour maintenir le site (le terrain et les bâtiments) dans le giron du service public et, si possible, s’assurer qu’il sera rétrocédé à la ville. »

dimanche 11 octobre 2009

Lettre ouverte / Industriels forains

Monsieur le Maire,

J’attire votre attention sur la situation des industriels forains qui s’installent à Vannes pour un mois, à l’occasion de la fête foraine annuelle qui se tiendra au Parc du Golfe.

Avec des membres de mon équipe, je me suis rendu vendredi sur le parking de Bilaire, lieu de stationnement des familles. Nous avons constaté la précarité de l’accueil qui leur est réservé.

Après une longue discussion avec les intéressés, nous comprenons leur exaspération et leur colère d’autant que le coût à la place est conséquent. Tout semble réuni pour que de nouvelles et vives tensions se manifestent.

Qu’avons-nous constaté ?

- Un terrain trop étroit pour recevoir l’ensemble des familles et leurs différents véhicules,

- Ce manque de places génère des tensions inutiles entre le personnel municipal et de sécurité d’une part, et les occupants d’autre part,

- Le trottoir n’étant pas aménagé pour le passage des camions, ils ont recours à des planches de bois pour accéder à la deuxième moitié du parking,

- Cette deuxième moitié n’est pas enrobée et du fait d’un temps humide, devient glissante et boueuse, donc impraticable et dangereuse pour des véhicules lourds,

- Une absence de sanitaires


Nous sommes persuadés que le choix de cet emplacement n’est pas judicieux. D’une part, parce que les industriels forains éprouvent une insécurité pesante à l’égard de leur matériel installé à l’autre bout de la ville, au Parc du Golfe. D’autre part, parce qu’il génère quotidiennement un flux de déplacements automobiles et de gros véhicules à travers toute la ville. Au moment où la part de la voiture en centre urbain devrait être limitée, Vannes se distingue une fois encore par son manque d’initiative en la matière.


Par ailleurs, les conditions de travail de l’agent municipal et de l’agent de sécurité postés à même le trottoir et sur la chaussée, à l’entrée du Parking sont inacceptables et
dangereuses malgré les deux barrières mobiles censées ralentir la vitesse des véhicules. De plus, il lui a été attribué une guérite innommable, humide et aux vitres cassées.


Depuis l’an dernier, la municipalité s’est totalement désintéressée de ce dossier.
La situation qui n’est pas nouvelle n’a pas été améliorée.
C’est pourquoi, je vous demande de prendre toutes les mesures possibles pour apporter rapidement les améliorations nécessaires à leur séjour et de prendre l’engagement formel de réfléchir en concertation avec eux à de meilleures conditions d’accueil et d’exercice de leur métier pour les années à venir.


Je vous prie de croire, Monsieur le Maire, à mes respectueuses salutations.


Nicolas LE QUINTREC

Conseiller municipal