L’élément dynamique de la ville émane principalement de la taxe additionnelle (droits de mutations). C’est à la fois intéressant pour l’économie du bâtiment et l’emploi mais c’est aussi inquiétant. L’expérience des deux dernières années démontre bien que cette ressource est soumise aux aléas du marché. Elle est à considérer comme une recette bonifiante et non pas comme une ressource pérenne. D’ailleurs, avec la hausse des taux d’intérêt, la précaution s’impose. Le rebond du marché immobilier pourrait s’en trouver grippé.
En ce qui concerne la masse salariale, vous affichez un pourcentage flatteur de 58 %. Mais, en vérité, nous sommes en valeur nettement inférieurs à la strate. Il ne s’agit pas comme vous le prétendez d’une « maitrise des coûts d’exploitation » mais bien une politique de rigueur se traduisant par une restriction de personnel et une atteinte à la qualité des services.
Les marges de manœuvre (capacité d’autofinancement 4 M€) proviennent essentiellement de la renégociation de la dette, des augmentations mécaniques des contributions directes et du resserrement des dépenses de fonctionnement.
Là encore, contrairement à ce qui est écrit, il ne s’agit pas de soutenir une politique ambitieuse d’investissement pour 2011 qui, enregistre depuis 3 ans, une baisse de 12 M€. Il s’agit de préparer les conditions de financement du Tunnel de Kerino au détriment des besoins du temps présent.
Le fonctionnement général des services
Le fonctionnement est déjà contraint par les dépenses incompressibles. Vous accentuez le phénomène en serrant les recettes pour gonfler l’autofinan- cement en faveur de l’investissement. Outre le financement de Kerino, cette stratégie permet de financer péniblement les obligations annuelles.
Le résultat n’est pas à la hauteur des enjeux.
Un exemple :
- Le monde associatif vannetais est confronté depuis de longues années à un manque de locaux. Certains vivent dans des caves insalubres. D’autres font appel au système « D ». etc …
-Qu’en est-il de la Maison des associations promise en 2008 ? Qu’en est-il de la restauration du Château de l’Hermine, de Boismoreau, etc …
Vous dites dans votre document, vouloir : « poursuivre le développement des services aux usagers avec la double préoccupation de la qualité des services offerts et d’une tarification modérée ».
- Pourquoi toujours reporter l’installation de douches au foyer logement de personnes âgées de Ménimur ? Voilà des années que le personnel social et médical vous le réclame. Les baignoires sabot ne permettent pas aux personnes âgées de les enjamber. En 2011, cette situation est intolérable !
- Qu’advient-il du projet de grande Médiathèque alors que vous annoncez la création d’un espace dédié aux « livres anciens » et aux
« beaux livres » au sein de l’Hôtel de Limur ? Il y a mieux à faire que d’utiliser le patrimoine littéraire comme objet « art déco » dans des salons bourgeois type 19ème siècle. Enfin, vous parlez également « d’une parfaite maîtrise des coûts d’exploitation (…) tout en assurant la promotion du personnel ».
Les grands projets
En page 19, vous relatez les grands projets qui « s’entassent » en raison d’une gouvernance défaillante de votre part.
L’absence de données chiffrées et de Plan Pluriannuel d’Investissement ne permet pas d’en mesurer l’impact futur pour la cité. Et, pour une plus grande clarté encore, il conviendra de les présenter en AP / CP.